lundi 27 mai 2013

La jeune tricoteuse de 1980 à 1998


Dans ma petite histoire de tricoteuse, j'ai trouvé que, comme jeune adulte, il n'y avait pas beaucoup de personnes autour de moi qui tricotaient. Je me sentais un peu bizarre, mais j'aimais toujours ça. Je trouvais que c'était un merveilleux complément à mon travail de professeur de danse.
J'ai tricoté mes premiers gants pour mon petit ami de l'époque, et lui, les a mis dans ses gants de moto (un inconditionnel). Mon modèle de gants de base vient de ce premier essai, que j'ai répété bien d'autres fois par la suite. Je lui ai aussi fait une couple de chandails.
J'ai appris à faire des bas par un patron de bas que ma tante Lucie m'a envoyé, écrit à la main. De modifications en modifications, ce patron est devenu mon patron de bas mathématiques.
Quand je me suis mariée en 1984, j'avais déjà tricoté un chandail à Yvan (chandail qu'il refuse de se débarrasser malgré le fait que je lui en ai fait plein d'autres beaucoup plus beaux). Pas besoin de vous dire que moi, je m'en suis fait des chandails!

Le voilà son fameux 1er chandail, et moi dans l'un des miens à l'époque

Puis j'ai eu mes enfants et, chose étrange, je n'ai pas tricoté tant que ça pour mes enfants bébés. Je pense que j'étais trop "dans le jus". Je m'y suis remis quand mon plus vieux a eu 4 ans et mon plus jeune, presque 2 ans. Et pour la 1ère fois, je pense, j'ai pris une photo des vestes que je leur avais fait.


Avec la collaboration d'Yvan, nous avons "dessiné" des modèles de chandails avec des personnages de bandes dessinées qu'ils aimaient. Ces chandails étaient très simples. Seul le dessin devant les démarquaient. Le patron de gilet et les chartes sont dans les patrons sur PDF à droite(gratuits). J'en ai fait plusieurs....


En 1996, décidant que "ça faisait rester à la maison et tricoter", j'ai fait une demande d'admission à l'Université et....j'ai été refusée (c'est-à-dire que j'ai échoué l'examen de français). Quelle déception! Une petite déprime s'en est suivie. Ma réaction face à l'adversité, c'est de trouver quelque chose de nouveau à faire. Et je l'ai fait! J'ai commencé à faire des courte-pointes et des poupées tricotées. J'avais découvert un livre à la bibliothèque municipale: Les poupées de Grand'mère. Ce que j'ai pu en faire des poupées! Je les nommais et les inscrivais sur une feuille. J'ai arrêté de compter à 100. J'en ai donné, vendu et gardé (je dois bien en avoir encore une vingtaine chez moi). Je réservais le livre (à la bibliothèque), le renouvelais, le laissais une semaine et le reprenais. Je dois avoir fait ça pendant 2 ans. Yvan a réussi à le trouver sur internet et me l'a acheté. Par la suite, j'ai créé un modèle beaucoup plus petit que je fais encore, car ça se vend mieux.
Prochain article: l'acquisition d'expérience.



mardi 21 mai 2013

Mes "précieuses"....


Ce message n'intéressera pas du tout les non-tricoteurs. Je tâche de me faire pardonner par ce début faisant allusion au Seigneur des Anneaux et ce personnage complètement asservi à l'anneau de l'histoire (qu'il appelle son "précieux"). Dans mon cas, mes "précieuses" sont mes laines plus...précieuses, précisément, qui m'ont coûtées plus cher.
Je vais ici parler des laines que j'utilise et terminer par mes "précieuses", dont plusieurs ont été achetées dans mon petit voyage à Montréal.
D'abord, je tiens à vous dire que, même si j'aime aujourd'hui les laines de qualité, j'ai beaucoup tricoté de l'acrylique et des laines très "cheap". Je n'avais pas les moyens d'acheter de la qualité et je ne connaissais pas les endroits où je pouvais m'en procurer de la meilleure. Le fait d'être en contact avec d'autres tricoteuses me permet de savoir quand il y a une vente qui en vaut la peine. Comme par exemple, ça fait 2 fois en l'espace de 7 ans que je met le main sur une vente de déménagement de fourniture d'articles tricotés. Et, dans les 2 cas, je me suis procurée de la bonne (et vraie) laine en cônes à un prix d'environ le dixième de la valeur. Tout ça pour dire que je comprend très bien qu'on puisse acheter et tricoter de la laine bon marché.

Mes cônes, qui ont déjà baissés

Dans les dernières années, j'ai beaucoup commandé de laine sur un site, knit picks, ou le rapport qualité/prix est fabuleux. Je sais, ça ne me fait pas encourager local mais, encore là, je ne suis pas riche, et je tricote beaucoup. J'ai tricoté beaucoup de bas aussi avec la laine Douceur à Kamouraska: c'est une bonne laine de type "laine du pays" que j'aime particulièrement dans la 1 brin. La laine Douceur a différent points de vente au Québec que je ne connais pas tous, mais je sais qu'il y en a chez Point Mousse à Québec. chez Fil et Fibre à St-Augustin (région de Québec), chez Laine et laine, à Ste-Julie, et chez Tricotine & cie, à Deux-Montagnes, dans la région de Montréal.
Je préfère la laine naturelle, non-traitée, car je fais beaucoup de jacquard. Mais j'aime aussi beaucoup le mérinos, l'alpaga et la soie. J'aime un peu moins le coton, quoique, avec d'autres fibres, je trouve que ça améliore sa texture, et pour l'été, c'est quand même mieux que la laine. Je découvre la bambou et le cachemire.
Je vous montre un peu de mes réserves (stash en anglais)

Classic wool de Patons à très bon prix, et j'en ai 10 balles
De la Caprettta de knit picks:  avec du cachemire.

Maintenant, on entre dans les "vraies" affaires, en commençant par de l'Ultra alpaca de Berrocco acheté chez Mont tricot à Sutton

J'ai 5 balles de rouge, une de bleu et une de beige


Diamond Luxury: Mérinos et soie

Encore mérinos et soie de Manos del Uruguay

Et acheté à Montréal:

Mérinos, rayonne et alpaga de Rowan

Ah! Noro! Celle-ci, du "lace" contient de la rayonne

Alors là! Je me suis fait un cadeau: de la silk garden socks

Du lama et de la soie de Aslan trends

Vintage: Laine, cachemire et soie 
Biscotte & cie: une laine faite ici, au Québec
Algasoie: Sea-cell et soie: ma plus chère
Et dire qu'il y a une autre vente de laine à mon cercle demain! Vais-je passer mon tour?

vendredi 17 mai 2013

Pèlerinage de laine


Nous avons fait une petite virée à Montréal pour connaître les boutiques de laine dont nous entendons parler, mais que nous n'avions jamais vu. Nous étions 3 amies tricoteuses (comprendre "folles") et avons bien rigolé, ça, c'est sûr!
Rue St-Hubert

Anecdote du voyage, ou idée d'un 2ème titre: Mais pourquoi les voitures sont toutes dans l'autre sens? Et oui, c'est ce que vous pensez: nous nous sommes retrouvées en sens inverse dans un "one way". Mais le plus drôle, c'est que nous "n'allumions" pas! Faut dire qu'il n'y avait pas de circulation sur cette rue (une petite rue qui coupe Monkland) et c'est dans les voitures stationnées que nous avons réalisé que quelque chose clochait.
Vu en entrant à Montréal: je vais le lire, c'est sûr!

Nous avons fait 4 boutiques: L'Effiloché, Le Mouliné, Espace Tricot et (en banlieue), Biscotte & cie. J'ai eu l'idée de parler de chaque boutique dans chacun leur message. Je ferai la même chose pour toutes les boutiques que je visiterai à partir de maintenant. Ce qui me met une petite culpabilité de ne pas avoir fait celles de Québec en premier, mais, ça a pris ce petit voyage pour y  penser.


Nous avons couché à l'Oratoire St-Joseph, ce qui a abaissé un peu le prix du voyage. Les restaurants aussi ne nous ont pas coûté cher.
Notre butin commun après la 1ère journée

Je dois dire que j'ai largement atteint mon budget. D'autant plus que je m'étais promis d'acheter "un peu" à chaque place.

Vu de l'Oratoire
3 folles en virée
Donc, à venir: ma petite évaluation de chacune de ces boutiques....

Mon butin personnel à la toute fin: Noro, Aslan, Biscotte, Lang, Rowan, Skacell



lundi 13 mai 2013

Comment tout a commencé


Ceci est mon blog et j'y met ce que je veux. On dit aussi qu'un blog est un gros "égo-trip". D'ailleurs, j'ai commencé ce blog à cause du film "Julie & Julia", avec cette jeune femme un peu névrosée, mais amusante, dans la trentaine. Et je me suis lancée ce défi, aussi à cause de ce film. Mais je m'éloigne de mon sujet pas encore énoncé: Je débute un nouveau libellé intitulé "bio-tricot". Si je l'ai fait pour la danse (bio-danse), pourquoi pas pour le tricot?


J'ai appris à tricoter les mailles à l'endroit et les mailles à l'envers vers l'âge du 8 ans. C'est ma mère qui me l'a montré. Bien qu'elle n'ait jamais été passionnée par le tricot, ma mère savait tricoter, comme la plupart des femmes de sa génération. Je trouvais ça fascinant ces boucles qui entraient les unes dans les autres et formaient une sorte de tissu.


Aussi, j'ai toujours aimé travailler de mes mains. Je n'étais pas plus douée qu'une autre mais j'aimais bricoler. Du plus loin que je me rappelle, je faisais mes cadeaux de noël à la main, en commençant pas les bricolages qu'on nous faisait faire à l'école, puis, par de petites choses que je trouvais ici et là à faire. Ma mère avait des revues de bricolages-cadeaux de noël dans lesquelles je pigeais.
J'allais visiter les "roulottes" de l'exposition du cercle des fermières durant le festival d'automne à Rimouski et trouvais ça extraordinaire ce que ces femmes réussissaient à faire de leurs mains. Et je me disais que je ferais ça un jour. C'est un peu à ça que je pense quand je vais moi-même exposer, même dans de très petites expositions.

M'y voilà, justement!

Vers 12 ans, j'ai appris à crocheter par une amie, Maryse Fortier.


 J'ai tenté 2 fois de me faire une écharpe (une fois tricotée et une fois crochetée) mais, dans les 2 cas, je ne l'ai jamais terminée. Pas très prometteur direz-vous.
À 13 ans, j'ai vu une voisine qui tricotait alors qu'elle venait nous garder. Elle se faisait une veste, et là, j'ai vraiment eu le goût de me faire un "gilet", comme on disait. Une autre de mes amies, Nadine Gagnon, s'intéressait au tricot. Sa mère tricotait beaucoup avec Mary Maxim (je souris, amusée, parce qu'aujourd'hui, Mary Maxim, ce n'est VRAIMENT pas mon 1er choix). Je me suis fait venir le nécessaire pour me faire un chandail à capuchon et à poche Kangourou. J'ai essayé, en vain, de retrouver au moins le modèle de ce chandail sur internet. Quoiqu'il en soit, ce n'était pas une réussite (loin de là!), mais comme j'étais fière de moi! En passant, tricoter avec Nadine a été une partie importante de ma jeunesse: Nous l'avons fait plusieurs fois.

une revue de ma mère, mais pas celle de mon 1er gilet


Une revue que j'avais (en français) et qui a pas mal servie

Par la suite, j'ai fait des mitaines, pantoufles et, surtout, plusieurs autres chandails. Les chandails étaient vraiment ma préférence et ils s'amélioraient avec la pratique. Il me semble que le reste était...accessoire. Je me suis beaucoup servie de la laine Pingouin que je préférais nettement à Mary Maxim.  Comme je n'avais pas d'argent, mes parents m'ont offert de me payer la laine d'un chandail si je leur en faisait un. Ce qui fait qu' à un moment donné, j'ai fait 4 chandails pour en avoir 2. J'ai fait environ une dizaine de chandails dans mon adolescence. Je dois dire aussi que j'ai été coachée par ma tante Annette Allard qui tricotait beaucoup et très bien.
Je m'arrête ici pour l'enfance et l'adolescence. La prochaine fois: La jeune adulte qui tricotait un peu toute seule au monde (que je pensais).


lundi 6 mai 2013

Où est passé notre printemps?


Depuis 3 jours, c'est pour ainsi dire l'été: une température superbe, mais encore une fois, pas de printemps!
La piscine est presque prête, même que Yvan s'est baigné hier , mais pas moi!

Je pense qu'il a duré 2 semaines. Avant, c'était l'hiver, et là, l'été: un été que je prendrais bien comme ça, car il ne fait pas trop chaud. Mais ma légère frustration vient du fait que je ne peux étrenner mon dernier gilet. J'en suis très fière!

Peut-être un peu trop d'après la photo ;D
J'ai fait semblant que c'était le printemps....

C'est mon propre modèle, tiré de mon motif symétrie no 3. Je l'ai fait pour aller avec le capuchon que j'ai fait pour mon cours de tricot de cet hiver. Je ne peux en faire un patron pour l'instant: je dois expérimenter afin de produire des patrons qui se comprennent. Et je "steek", c'est-à-dire que je tricote tout en rond, puis je coupe pour l'ouverture et les manches. Mais, contrairement à la tradition Norvégienne, j'ai fait une manche montée, donc une dizaine de rangs en aller-retour. 



Je prend des notes et j'utilise ces cônes que j'ai acheté l'an passé à 0. 01$ (oui une cenne) le gramme pour de la vraie laine à 100%  non-traitée, qui feutre dramatiquement si je le veux. C'est une entreprise d'articles tricotés (La COOP Le maillon), qui déménageait et qui vendait beaucoup de ses laines à gros rabais.


 Donc la laine idéale pour le jacquard. Je prévois donc me faire quelques gilets, vestes, chandails pour bien me préparer. Comme je l'ai déjà dit, je me dirige vers une étape de ralentissement dans la production de patrons (après la production de Jolis Pieds, le e-book de bas), pour corriger et améliorer ceux qui sont déjà faits et expérimenter de nouvelles choses.

Et oui, j'en ai déjà recommencé un autre...