lundi 28 juin 2010

Ma mère, la ballerine



Dans mon récent article sur la danse, j'ai parlé un peu de ce que la danse signifiait pour moi. J'ai libellé ce message: bio-danse. Les plus intelligents auront comprit que je vais parler de mon parcours en danse. Mais avant, je voulais mentionner le "avant". Ma mère a fait de la danse classique et c'est son influence qui m'a emmené dans cet univers que j'ai beaucoup aimé.
Alors qu'elle était adolescente, Marcelle a entendu parler de "ballet". Elle s'était beaucoup intéressée au patinage artistique quand elle était plus jeune. À Rimouski, il n'y avait pas de danse en 1950. C'est une jeune fille du nom de Blandine Albert(toute une famille d'artistes ces Albert!)qui a commencé à donner des cours. Blandine, à ce que j'en sais, était audacieuse et un peu avant-gardiste. C'est par le biais de livres au début qu'elle s'est instruite dans cette discipline. Par la suite, elle faisait des "stages" à Montréal avec une dame qui enseignait la méthode russe. Donc, bien avant l'implantation de l'école de ballet classique vers 1960, nous avons eu à Rimouski une période où il y a bel et bien eu de la danse aux alentours de 1952-1955.
Tout d'abord, ma mère ne comprenait pas pourquoi cette fille, qui n'avait pas vraiment de formation, avait l'audace de se prétendre professeure. C'est avec cette attitude de "j'ai-bien-hâte-de-voir" que Marcelle et sa sœur Solange(ainsi que Claire, mais cette dernière n'a pas continué) sont allées à un premier cours. Blandine avait entendu parler du gros doute des sœurs Rioux. Ce qui fait que ce cours fût...assez intense! C'est plus tard que Blandine leur a avoué qu'elle ne les avait pas manquées. Solange et Marcelle ont pratiqué cette discipline quelques années et sont devenues amies avec Blandine. En fait, elles ont continué jusqu'à ce que Blandine, vraiment talentueuse, quitte Rimouski pour se consacrer à sa propre carrière de ballerine.
Ma mère a toujours gardé un amour pour la danse, surtout la danse classique. J'aimais beaucoup entendre ses histoires de spectacles de ballet. J'ai cru comprendre qu'elle avait un certain potentiel(à voir les photos aussi). En tout cas, moi elle m'a vraiment donné la piqure. Les photos de ce message sont des images que j'ai vu alors que j'étais toute petite. En bas, sur la photo de groupe, à droite, c'est ma tante Solange. Ma mère est à gauche. Avouez que vous auriez rêvé vous aussi!

vendredi 25 juin 2010

Étui mp3, ipod, iphone


Ce projet est idéal pour un débutant,: simple et rapide! Avec des restes de Noro ou autres belles laines, c'est une façon de le rendre plus luxueux. Aussi, il est facile à modifier si votre téléphone intelligent est plus grand un peu. Vous vous rendrez compte après quelques rangs (attendez une dizaine de rangs) si la largeur convient, donc, pas besoin de faire d'échantillon.

Fourniture: restes de laine(de préférence 100% laine) de grosseur moyenne (grosseur no 4), 
aiguilles de 5mm.
grandeurs: le 1er chiffre est le plus petit(mp3 ou ipod nano),(puis, entres parenthèses, vous avez le moyen(ipod), et le grand(iphone))

Explications

Montez 13(16, 17) mailles. Faites 3 rangs tout à l'endroit. 
Ensuite, faites 42(50, 60) rangs de jersey (le jersey se fait avec 1 rang endroit et 1 rang envers). 
Glissez la 1ère maille sans la tricoter tout le long du jersey. 
Essayez si l'étui semble couvrir le petit appareil, sinon, faites encore quelques rangs.
Rabat: Revenez au point mousse(tout a l'endroit) mais en glissant la 1ère maille comme si vous la preniez à l'envers. 
Après 4 rangs, commencez les diminutions en tricotant 2 mailles ensembles à chaque extrémité ainsi: 1 maille glissée, 2 mailles ensembles, tout à l'endroit jusqu'aux 3 dernières mailles, 2 mailles ensembles et finir par une maille endroit. 
Faites ce rang à tous les 4 rangs (donc 3 rangs sans diminutions entre les rangs de diminutions). 
Faites ainsi jusqu'à ce qu'il vous reste 7 mls. Quand vous êtes sur le point de faire la diminution pour qu'il vous reste 5 mls, pour la boutonnière, faites: 
rang de boutonnière: 1 maille glissée envers, 2 mailles ensembles, 1 jeté (faites le tour de l'aiguille de droite avec la laine: ça ajoute une maille et aussi fera un trou), 2 mailles ensembles et encore 2 mailles ensembles. 
Faites encore 1 rang à l'endroit, puis rabattez les 3 mailles restantes. 
Pliez l'étui sur l'envers en laissant la partie "rabat" dépasser et cousez à l'aide des mailles glissées(ce sont les mailles un peu étirées de chaque côté).  Entrez les bouts de laine. 
Faites feutrer par un lavage à l'eau très chaude si c'est de la vraie laine. 
Posez un joli bouton.

jeudi 17 juin 2010

Un papa et un grand-papa en or


Il y a des personnes qui, par leur seule présence, enrichissent notre vie. Mon père est de ces personnes-là. Aimer mon père était une chose facile. Il n'était pas un homme effacé, mais malgré tout, il pouvait être discret. Il n'était pas un homme démonstratif, mais son amour pour nous était indiscutable: on le savait. Il ne ressortait pas du "lot" par sa beauté ou son intelligence, mais il était sage.
Ce que je suis aujourd'hui, je le tiens en grande partie de lui. Avoir l'air calme, même si intérieurement on doute, c'est de lui. Détendre une ambiance un peu lourde, en propageant la contagion de son rire magnifique, j'en ai quelque chose. Faire sentir qu'on est là pour quelqu'un qui vit quelque chose de difficile, sans juger, sans même parler, ça lui ressemble.
Bien sûr, il nous manque! Mais malgré tout, nous sommes plus heureux de l'avoir connu et de l'avoir perdu, que de ne l'avoir jamais connu..
Georges a été un grand-père que les enfants ont aimé et admiré. Ces gendres l'ont adopté comme leur père. Et ses enfants étaient biens dans sa présence. Il nous inspire toujours et j'aime citer ce qu'il aurait dit ou fait dans telle ou telle situation. Mais par-dessus tout, il a su être assez humble pour reconnaître ses erreurs et reconnaître qu'il ne pouvait "prétendre" aller au ciel par sa seule bonté. Il était donc croyant et, même si il fût discret par rapport à sa foi, il avait comprit l'essentiel au sujet de la vie, de la mort, de notre humanité et d'un Dieu plein d'amour.
J'ai dédramatisé sa mort parce qu' il le voulait aussi, et parce que je sais que je le reverrai un jour! Alors, au revoir Georges!

lundi 14 juin 2010

La troupe 109


Au début, mon personnage de Pastelle était utilisé avec ma famille: "Vladimir"et différents personnages que mes fils faisaient, dont Joyeux et Noël. Nous nous appelions "Vladimir et les bout-en-trains". Je tentais de faire la troupe 109 avec des adolescents. Annie Boucher a fait parti de tout ce que j'ai fait avec les ados. Elle nous a, d'ailleurs, également aidé avec les enfants par la suite. Je ne nommerai pas les autres ados: Ce message est pour la version "enfants" de le troupe.
C'est Kevin Blouin qui s'est intéressé le premier à la troupe, même si il n'avait que 9 ou 10 ans. J'ai décidé d'essayer un sketch avec lui et Samuel Dion(le meilleur ami de Oli). Ils ont aimés leur expérience et c'est là que nous avons décidé de nous tourner du côté des enfants pour la troupe 109: Ils embarquaient plus volontiers dans mes trips "clownesques et colorés" que les ados; ainsi que dans mon envie de joindre la danse au théâtre. Nous avons donc intégré peu à peu d'autres enfants avec qui j'ai eu bien du plaisir. Ce sont joint à nous après Kevin et Samuel(mais pas tous dans le même sketch!): D'abord Joël Jean, puis Nicole Schlicter, Sandra Bombardier et Yannick Blouin(le jeune frère de Kevin). Nous avons présentés des pièces nommées: Le bâteau de Pierrot, Le rêve de Rigolo, Un ami pour Noël et Pierrot et le loup(une transposition de la pièce russe: Pierre et le loup).
Une dernière pièce, que j'ai créée, a doublé mon équipe de "comédiens". Elle s'est intitulée "La tricoteuse" et a été le fruit de l'ensemble de mes intérêts. Pour cette pièce en 2 actes(oh,la, la! Ce qu'on se prend au sérieux!), nous avons eu, en plus, avec nous: Tommy Jean(frère de Joël), Joëlle Schlicter(sœur de Nicole. Oui, on pigeait dans les mêmes familles), Alexandre et Émilie Desjardins, et finalement, Marie-Rose Dion, Joannie Bombardier et Anne-Sophie Jean: toutes des petites sœurs des autres "acteurs", en rôle de petits clowns dansants.
Je raconterai l'histoire de cette pièce dans un autre message, car j'en ai aussi fait la "genèse" de plusieurs personnages.
Bref, même si c'était beaucoup de travail et des pratiques pas reposantes, j'ai énormément aimé travailler avec des enfants. Pour moi, le théâtre, c'est avec des enfants. Ils sont tous grands maintenant, de 18 à 24 ans, mais ils ont tous gardés une place très importante dans mon cœur. Il faut dire qu'ils ont tous suivis des cours de danse avec moi,en plus! C'était une génération d'enfants dynamiques et...pas barrés! Et ce seront des adultes qui feront une différence, j'en suis sûre!

samedi 5 juin 2010

danser sa vie




Voici un autre pan de ma vie que je n'avais pas parlé sur ce blog. Ceux qui me connaissent un peu savent que ce serait étrange de ma part de ne pas en parler. En fait, il y a 8 ans, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire autres choses. Je donnais des cours de danse, préparais des chorégraphies et des spectacles de danse. Le tout, pas mal à temps plein, sauf l'été. Ne cherchez pas l'école de danse: c'était tout petit et dans un contexte particulier. Lévi-danse, ça vous dit quelque chose? C'était ma petite école de danse(et par la suite, une troupe) créée au sein d'une église évangélique(oui, oui!). J'en parlerai davantage dans une autre message.
Disons simplement que j'ai envie de parler de la danse dans ma vie puisque je prends ma retraite sous peu. C'est, pour moi, le plus merveilleux moyen au monde de s'exprimer et s'extérioriser. C'est un apprentissage rigoureux, oui, mais par la suite, les danseurs/euses sont des personnes extrêmement en contrôle de leur corps . Il devient le véhicule de leurs émotions, comme la musique pour les musiciens, les mots pour les écrivains.
Enseigner la danse, aussi, est un privilège extraordinaire. Donner le moyen, à des enfants en particulier, de développer leur créativité par le premier outil qu'ils ont à leur disposition(leur corps), est devenu une grande source de satisfaction pour moi.

mercredi 2 juin 2010

L'ordinateur et moi


J'avais l'idée d'intituler ce message: Désolé, mais l'ordinateur et internet, ça ne m'intéresse pas! C'est un énoncé de moi que j'ai cité bien des fois, il y a 1 an et demi et plus. J'étais tellement réfractaire à cette technologie qu'un de mes fils,à l'école dans un texte en français, a imaginé un personnage qui sabotait les ordinateurs de l'école. Il m'a dit que c'était moi qui lui avait inspiré ce personnage! Il y a juste les fous qui ne changent pas d'idée, dit-on, alors je dois être relativement saine d'esprit! Ça m'amusait de raconter, brièvement mon parcours avec cet engin pour lequel je n'avais aucune sympathie.
D'abord, Yvan(mon mari) et moi avions une adresse commune depuis plusieurs années. Mais je recevais de plus en plus de courriels de mes amies tricoteuses de mon cercle des fermières(oui! J'en fais parti!). J'ai voulu avoir mon adresse personnelle pour ça. Ou peut-être que c'est Yvan qui me l'a proposé, je ne sais plus. Donc, en janvier 2009, j'avais mon adresse g-mail. Wow! Ça a fait rire mon plus vieux la 1ère fois qu'il m'a vu à l'ordinateur. Et mon plus jeune a manqué tomber sur le cul quand il m'a vu faire mes évaluations de danse pour l'école l'Eau-Vive sur l'ordinateur. Je trouvais amusants ces petits messages rapides. Ça aurait du s'arrêter là. Puis, j'ai entendu parler du site infernal de ravelry! Pas plus allumé que ça sur le coup. Ce n'était pas la 1ère fois qu'on me proposait des choses en rapport avec le tricot sur internet.
En juin,il y a eu la journée internationale du tricot: un rassemblement sur les plaines d'Abraham de tricoteuses. J'y suis allée, sûr! Là, il y avait des tricoteuses qui s'étaient connues sur ravelry. Ça a monté mon intérêt d'un cran. Mon amie Francine, qui m'avait incité à m'inscrire sur ravelry, m'a montré un peu comment s'inscrire(oui, j'en étais à ce point). Aussitôt dit, aussitôt fait! C'est là que tout a basculé dans le côté obscur des écrans! Ce serait long à expliquer pourquoi j'ai accroché, mais j'ai accroché...solide. Juste à cause de ce site, j'ai, comment dire, débourrer pas mal.
Ce n'est pas tout. Autre épisode de mon doigt dans l'engrenage. En novembre, je visionne le film "Julie & Julia". Ce film raconte l'histoire d'une femme qui se part un blog parce qu'elle a décidé de faire toutes les recettes d'un célèbre livre américain. En moi germe l'idée de me lancer un tel défi en tricot et...de me partir un blog! D'autant plus que je savais que sur ravelry, une des façons de publier ses patrons, c'est par un blog. En janvier, Olivier m'aidait à me partir ce blog. Je trouvais ça ridicule puisque je ne comprenais pas la moitié de ce que je pouvais faire avec ça. Finalement, je me suis prise au jeu et j'ai beaucoup aimé ça. En plus de me servir pour le tricot, ce blog m'a fait re-découvert le plaisir d'écrire. Je ne sais pas si c'est la présentation qui se fait toute seule, les photos qu'on peut ajouter, l'impression d'apprendre quelque chose de nouveau, mais, là aussi je me suis complètement fait avoir.
J'en suis là. Comme vous pouvez le voir, je publie mes patrons(j'ai même du en traduire un en anglais et le mettre sur PDF), je fais de petits tutoriels de techniques de tricot et je vous raconte tout ce qui me passe par la tête! Pas déplaisant du tout!