jeudi 17 juin 2010

Un papa et un grand-papa en or


Il y a des personnes qui, par leur seule présence, enrichissent notre vie. Mon père est de ces personnes-là. Aimer mon père était une chose facile. Il n'était pas un homme effacé, mais malgré tout, il pouvait être discret. Il n'était pas un homme démonstratif, mais son amour pour nous était indiscutable: on le savait. Il ne ressortait pas du "lot" par sa beauté ou son intelligence, mais il était sage.
Ce que je suis aujourd'hui, je le tiens en grande partie de lui. Avoir l'air calme, même si intérieurement on doute, c'est de lui. Détendre une ambiance un peu lourde, en propageant la contagion de son rire magnifique, j'en ai quelque chose. Faire sentir qu'on est là pour quelqu'un qui vit quelque chose de difficile, sans juger, sans même parler, ça lui ressemble.
Bien sûr, il nous manque! Mais malgré tout, nous sommes plus heureux de l'avoir connu et de l'avoir perdu, que de ne l'avoir jamais connu..
Georges a été un grand-père que les enfants ont aimé et admiré. Ces gendres l'ont adopté comme leur père. Et ses enfants étaient biens dans sa présence. Il nous inspire toujours et j'aime citer ce qu'il aurait dit ou fait dans telle ou telle situation. Mais par-dessus tout, il a su être assez humble pour reconnaître ses erreurs et reconnaître qu'il ne pouvait "prétendre" aller au ciel par sa seule bonté. Il était donc croyant et, même si il fût discret par rapport à sa foi, il avait comprit l'essentiel au sujet de la vie, de la mort, de notre humanité et d'un Dieu plein d'amour.
J'ai dédramatisé sa mort parce qu' il le voulait aussi, et parce que je sais que je le reverrai un jour! Alors, au revoir Georges!

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